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Critiques littéraires, cinématographiques et musicales

Les nymphéas noirs – Michel Bussi

Classé dans : Livres,Polar / thriller — 21 juillet, 2013 @ 13:53

Les nymphéas noirs - Michel Bussi dans Livres nympheas_noirs-186x300Quatrième de couverture :

Tout n’est qu’illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels. Au cœur de l’intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux « Nymphéas noirs ». Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps. Un étonnant roman policier dont chaque personnage est une énigme.

Ma critique :

J’ai abordé la lecture de ce roman avec deux a priori très positifs : de Michel Bussi, son auteur, je n’avais lu qu’un roman - Un avion sans elle – qui m’avait fortement marquée. Ma seule crainte était que cet opus ne soit pas à la hauteur du précédent. Ensuite, j’aime beaucoup Monet,  l’impressionnisme, et plus généralement encore les romans centrés sur la peinture. J’avais donc toutes les chances d’apprécier Les nymphéas noirs.

J’étais encore loin du compte : j’ai adoré ce roman, au point de relire les premiers chapitres tout de suite après en avoir fini la lecture, pour rester encore un peu dans cette ambiance si particulière. Et un peu aussi pour aborder en connaissance de cause ce prologue assez mystérieux :

« Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste. Elles possédaient pourtant un point commun, un secret en quelque sorte : toutes les trois rêvaient de fuir… »

Il s’agit d’une fillette de onze ans, d’une jolie institutrice et d’une vieille dame aux « yeux de hibou » qui voit tout, entend tout et raconte en partie le déroulement de l’intrigue. On se doute que toutes trois ont un lien avec le meurtre de Jérôme Morval, qui attire au village l’inspecteur Laurenç Salignac et son collègue Sylvio Bénavides. Mais il est particulièrement difficile d’en déterminer la nature, tant les informations sont distillées au compte-gouttes, ou plutôt par petites touches… impressionnistes.

Car l’impressionnisme est bien le fil rouge de ce roman, à plus d’un titre : la petite fille, Fanette, est obnubilée par Monet, l’institutrice encourage ses élèves à participer à un concours de peinture, et la vieille dame possède un tableau dont l’origine demeure mystérieuse. La victime elle-même était un collectionneur de tableaux, et rêvait de posséder un Monet. Dans ce village emblématique, la vie de chaque habitant semble conditionnée par l’ombre du grand peintre qui persiste à planer au-dessus de Giverny. De ce fait, il n’est pas surprenant que même le rythme de l’intrigue soit influencé par la peinture impressionniste…

Au cours du roman, on apprendra en outre bon nombre d’anecdotes sur Claude Monet et sur quelques autres peintres, notamment américains. L’auteur assure qu’elles sont toutes authentiques, seuls ses personnages sont fictionnels.

Il est impossible d’en dire plus sans déflorer la fin de l’histoire, ce qui constituerait un sacrilège ! Mais je ne peux que recommander la lecture de ce roman, et peut-être même sa relecture, pour des raisons que le lecteur ne comprendra qu’après avoir refermé son livre…

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